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Quelles ont été les valeurs refuges depuis le début du conflit en Ukraine ?


Les investisseurs ont délaissé les actifs risqués et ont privilégié au début du conflit les valeurs refuges comme l’or et les obligations souveraines notamment celles libellées dans les monnaies traditionnellement recherchées en période agitée comme le dollar et le franc suisse. Par ailleurs, certaines valeurs boursières défensives ont mieux résisté à la baisse des marchés et d’autres encore ont profité spécifiquement de l’impact de cette guerre sur le prix des matières énergétiques et agricoles.


L’or

L’once d’or a progressé de 13% entre le 23 février veille de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe et le 9 mars. Il a depuis baissé de 7%. L’or a donc pleinement joué son rôle de valeur refuge au début du conflit. Les investisseurs ont aussi pu investir dans des mines d’or facilement et rapidement négociables sous forme de titres vifs ou d’OPC diversifiés sur de nombreuses actions de mines d’or américaines, canadiennes, africaines ou australiennes.




Les obligations d’Etat américaines

Les obligations d’Etat américaines ont aussi joué ce rôle de valeur refuge. Ces obligations sont très liquides ce qui est très utile dans les périodes de forte volatilité sur les marchés d’actions et du crédit et présentent de solides fondamentaux. Le mouvement de défiance sur les actifs risqués et de report vers les actifs moins volatils est appelé le « flight to quality » (fuite vers la qualité). Les obligations d’Etat américains à 10 ans ont progressé de 0,46% et le dollar de 4,1% entre le début du conflit et le 9 mars.





Les valeurs qui « profitent » du conflit en Ukraine

À côté de ces valeurs refuges « traditionnelles », certains secteurs en Bourse ont pu se montrer plus résilients depuis le début du conflit en Ukraine et n’ont pas été affectés par la forte hausse du prix des matières premières. Parmi ces valeurs défensives, on trouve le secteur de la santé qui profite des tendances structurellement positives comme l’amélioration du niveau de vie et le vieillissement de la population. Le secteur des télécommunications tire aussi son épingle du jeu car il bénéficie de revenus réguliers non impactés par le conflit.




Ensuite, les secteurs de la technologie et de l’industrie ont bénéficié dans un deuxième temps des moteurs de croissance structurels de la transition digitale et climatique. Ce conflit a fait prendre conscience aux pays européens de la nécessité d’accélérer les politiques d’indépendance énergétique et de diversification vers les énergies renouvelables.




Enfin d’autres secteurs profitent conjoncturellement de la forte hausse des prix des matières premières comme l’énergie et les ressources naturelles.