
Les marchés financiers ont connu une forte volatilité au cours du premier semestre, en raison du conflit au Moyen-Orient opposant les États-Unis à l'Iran. Ce dernier a entraîné une hausse des prix de l'énergie, alimentant les craintes de rebond de l'inflation et de ralentissement de l'activité économique. Dans ce contexte, les prévisions de croissance ont été revues à la baisse pour 2026, en particulier pour les zones dépendantes des importations pour leur approvisionnement énergétique. Le marché des actions mondiales a néanmoins enregistré une forte progression, portée par les espoirs de paix et les valeurs technologiques des semi-conducteurs, soutenues par des révisions positives de bénéfices. Dans cet environnement économique et financier incertain, diversifier son patrimoine est essentiel pour améliorer sa performance et réduire l'impact de la volatilité.
Le marché obligataire demeure volatil, avec des obligations d'État affectées par des perspectives de dégradation des finances publiques. Les solides situations financières des entreprises profitent aux obligations d'entreprises, qui offrent des rendements attractifs.
En dépit d'un climat d'incertitude élevé, l'or n'a pas bénéficié de son statut de valeur refuge. Le métal a reculé de 7,1% sur le semestre en raison des pressions inflationnistes et de la hausse du dollar.

Avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, l'économie mondiale affichait des signes encouragants de reprise. Le Fonds monétaire international (FMI) avait ainsi revu à la hausse, en janvier, sa projection de croissance mondiale pour 2026, la portant à +3,3%, avant de la réviser à la baisse début avril, à +3,1%, en réponse aux nouvelles tensions géopolitiques. La croissance pour la zone euro a été revue à la baisse de +1,2% à +0,8%.
Les tensions persistantes au Moyen-Orient ont alimenté une remontée des prix du pétrole, exerçant une pression notable sur l'inflation. Aux États-Unis, celle-ci a connu une forte accélération, progressant de +2,7% en fin d'année 2025 à +4,2% en mai. L'inflation en zone euro a rebondi de +2,0% en décembre à +2,8% en juin.
L'annonce d'un protocole d'accord ouvrant la voie aux négociations et la réouverture du détroit d'Ormuz ont permis une nette détente des cours du pétrole, susceptible de modérer la dynamique inflationniste.
Confrontée à une résurgence des pressions inflationnistes, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 0,25% lors de sa réunion de juin après un an de statu quo. Le principal taux directeur de l'institution européenne est désormais à 2,25%.
Outre-Atlantique, la remontée de l'inflation a contraint la Réserve fédérale américaine (Fed) à interrompre son cycle de baisse des taux et à maintenir ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50% à 3,75%. Le marché du travail reste à ce stade robuste, avec un taux de chômage stable à 4,3% et des créations d'emplois supérieures aux attentes.
D'après le consensus, la Fed et la BCE pourraient à nouveau relever leurs taux directeurs en 2026 dans un contexte marqué par la hausse de l'inflation, conjuguée à une résilience de l'économie aux États-Unis.
Au cours de la période de négociations entre l'Iran et les États-Unis, l'environnement reste incertain et source de volatilité. Notre approche demeure de bien diversifier son patrimoine entre les différentes classes d'actifs cotés et non cotés.
Dans le domaine des actions, nous recommandons de maintenir une large diversification géographique entre les actions européennes, américaines et émergeantes afin de limiter les impacts des tensions géopolitiques. Une diversification thématique est également à envisager au sein des actions afin de profiter des thèmes porteurs tels que l'intelligence artificielle et la transition énergétique.
Les obligations d'État et d'entreprise de la zone euro apportent un rendement attractif supérieur au taux d'inflation et au monétaire. Les obligations américaines et émergeantes sont attractives avec des rendements plus élevés qu'en zone euro. Notre approche est de privilégier les fonds qui sont moins risqués que des obligations en direct.
Le fonds en euros est une alternative intéressante aux obligations dans son contrat d'assurance-vie d'autant qu'il profite du niveau attractif des rendements obligataires.
Le monétaire constitue une réserve de liquidités pour profiter de la volatilité des marchés et saisir des opportunités d'investissement à moyen et long terme.
Les actifs non cotés avec les SCPI et le Private Equity sont moins volatils que les actifs cotés et aussi moins liquides. Ils diversifient le patrimoine vers des actifs non accessibles en direct.