Flash Eco réaction des banques centrales au conflit au Moyen-Orient– 19 mars 2026

Réserve fédérale américaine

  • La Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé les taux directeurs inchangés dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75% lors de sa réunion de politique monétaire du 18 mars 2026. Cette décision, prise à la quasi-unanimité, reflète une approche prudente face aux incertitudes géopolitiques liées au conflit au Moyen-Orient.
  • Les gouverneurs de la Fed ont revu à la hausse leurs anticipations d’inflation pour 2026 à +2,7% contre +2,4% dans leurs projections de décembre, en raison de la hausse des prix de l’énergie liée au contexte géopolitique. L’inflation est attendue à +2,2% en 2027, proche de l’objectif de 2,0%.
  • Les projections de croissance ont été légèrement ajustées à la hausse à +2,4% en 2026 et +2,3% en 2027, contre +2,3% et +2,0% respectivement lors des précédentes estimations, grâce aux gains de productivité liés aux investissements dans l’intelligence artificielle.
  • Les membres du Comité prévoient une baisse de taux en 2026 et une autre en 2027 comme dans leurs prévisions de décembre, tandis que le consensus des analystes n’attend plus de baisse des taux directeurs.
  • Jerome Powell a indiqué que la situation économique actuelle n’est pas à la stagflation, et que les implications du conflit au Moyen-Orient sont incertaines à ce stade.

Banque centrale européenne.

  • La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux directeurs inchangés, laissant le taux de dépôt à 2,00%.
  • Les services de l’Eurosystème ont revu à la hausse leurs projections d’inflation à +2,6% en 2026 et +2,0% en 2027 contre respectivement +1,9% et +1,8% en décembre, en raison de prix de l’énergie plus élevés liés au conflit au Moyen-Orient.
  • Les prévisions de croissance ont été revues à la baisse à +0,9% en 2026 et +1,3% en 2027 contre respectivement +1,2% et +1,4% lors des projections de décembre, en raison des effets des conflits géopolitiques sur les marchés des matières premières, les revenus réels et la confiance.
  • Le Conseil des gouverneurs a indiqué intégrer les risques et l’incertitude du conflit au Moyen-Orient dans son processus de décision. Une perturbation prolongée de l’approvisionnement en pétrole et en gaz se traduirait par une inflation supérieure et une croissance inférieure aux projections de référence. 

Conclusion 

  • Le conflit au Moyen-Orient engendre de l’incertitude pour les décisions de politique monétaire et des projections économiques des banques centrales. Celles-ci ont revu à la hausse leurs projections d’inflation pour 2026 et 2027 afin de prendre en compte la hausse des prix de l’énergie qui, si elle était durable, aurait un impact négatif sur la croissance et à la hausse sur l’inflation.
  • Les banques centrales n’ont pas modifié leur politique monétaire à ce stade, et le feront en fonction des données économiques.
Cette page a été publiée le 19/03/2026