Conflit au Moyen-Orient : les placements à privilégier
Contexte géopolitique au Moyen-Orient
Les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février 2026 une opération militaire contre l’Iran avec pour objectif d’empêcher ce dernier de reconstruire son programme nucléaire et de développer ses capacités balistiques.
L'Iran a répliqué le même jour contre des cibles en Israël et les bases militaires américaines dans le golfe Persique au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz, fait l'objet d'une fermeture partielle depuis le début du conflit.
Les infrastructures pétrolières et gazières de la région ont été ciblées par des frappes, provoquant une diminution de la production.
Le 24 mars 2026, en vue d'aboutir à une résolution du conflit, les États-Unis ont proposé à l'Iran un plan de paix en 15 points, qui comporte plusieurs volets dont l’arrêt du programme nucléaire à des fins militaires et la réouverture du détroit d’Ormuz.
Le 8 avril 2026, les États-Unis ont annoncé un cessez-le-feu de 15 jours avec l’Iran ouvrant la voie aux négociations. Ce cessez-le-feu a été prolongé pour une durée indéterminée le 21 avril 2026.
Depuis, les négociations entre les deux parties se poursuivent, tandis que le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz demeure fortement perturbé.
Synthèse des impacts du conflit au Moyen-Orient sur l’économie
Le conflit au Moyen-Orient a provoqué une forte hausse du prix du pétrole, entraînant une remontée de l’inflation en mars de 1,9% à 2,6% en zone euro et de 2,4% à 3,3% aux États-Unis.
La Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (FED) ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation pour 2026, de 1,9% à 2,6% en zone euro par la BCE et de 2,4% à 2,7% aux États-Unis par la FED.
La hausse des prix de l’énergie a un impact sur les marges des entreprises ainsi que sur le pouvoir d’achat des ménages, incitant le Fonds monétaire international à abaisser début avril sa prévision de croissance mondiale de 3,3% à 3,1% pour 2026 dans l’hypothèse d’un conflit de courte durée.
Face au regain d’inflation, la FED et la BCE ont décidé dans l’immédiat de ne pas modifier leur politique monétaire, le temps de voir plus clair sur les répercussions du conflit sur l’économie.
Notre approche
Notre approche dans ce contexte de rebond de la volatilité est de bien diversifier son patrimoine entre les différentes classes d’actifs cotés et non cotés.
Les actions sont l’actif le plus volatil à court terme mais aussi le plus performant à long terme. La diversification géographique et sectorielle permet d’optimiser la performance et de gérer au mieux la volatilité.
Les obligations d’État et d’entreprise de la zone euro apportent un rendement attractif supérieur au taux d’inflation et au monétaire. Les obligations américaines et émergentes sont attractives avec des rendements plus élevés qu’en zone euro. Notre approche est de privilégier les fonds qui sont moins risqués que des obligations en direct.
Le fonds en euros une alternative intéressante aux obligations dans son contrat d’assurance-vie d’autant qu’il profite du niveau attractif des rendements obligataires.
Le monétaire constitue une réserve de liquidités pour saisir des opportunités en cas de forte hausse de la volatilité.
Les actifs non cotés avec les SCPI et le Private Equity sont moins volatils que les actifs cotés et aussi moins liquides. Ils diversifient le patrimoine vers des actifs non accessibles en direct.
Les produits structurés apportent en général un rendement supérieur aux rendements obligataires mais avec un profil de risque plus élevé qui peut être atténué avec des mesures de protection ou de garantie en capital à l’échéance selon la formule utilisée.