Les marchés financiers affichent dans l’ensemble un bilan positif en 2025. Les performances de la gestion d'actifs sont tirées dans ce contexte par la diversification entre les différentes classes d’actifs, les secteurs d'activités et les zones géographiques ainsi que par la sélection d'actifs et de fonds performants.

Jean-Patrice Prudhomme, Directeur Produits et Solutions chez Milleis Banque Privée, nous aide à faire le point sur les grandes tendances qui ont marqué les marchés financiers en 2025 et nous livre ses perspectives pour 2026.
Les indices actions se sont redressés à partir du mois d’avril 2025, grâce notamment aux accords sur les droits de douane qui ont contribué à l’apaisement des tensions commerciales, au cycle d’assouplissement monétaire initié par les banques centrales, aux résultats des entreprises meilleurs qu’attendu, aux dépenses d’investissement massives vers l’intelligence artificielle (IA) aux États-Unis et aux perspectives d’investissement vers la défense et les infrastructures en Europe.
L'indice des actions mondiales MSCI World en euros a progressé de 6,3% depuis le début de l’année 2025, l’indice des actions françaises du CAC40 de 10,4%. Les actions américaines ont moins bien performées en euros que les actions européennes en raison de la baisse du dollar de 13,4% par rapport à l'euro. L’indice MSCI des actions émergentes a progressé de 15,1% en euros grâce à la croissance des bénéfices des entreprises émergentes plus élevée qu’ailleurs, la décote de valorisation par rapport aux actions des pays développés, la poursuite du cycle d’assouplissement des banques centrales et l’affaiblissement du dollar.
Les indices obligataires ont progressé en 2025 ; l’indice des obligations d’Etat de la zone euro est en hausse de 2,5%, celui des obligations d’entreprises bien notées de 3,0% et l’indice des obligations à haut rendement de 5,2%.
Les obligations ont profité de la baisse de l’inflation et des taux directeurs ainsi que des conditions économiques qui ont permis au taux de défaut de rester bas.
Le ralentissement de l’économie mondiale a été plus modéré que prévu en 2025. Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé à deux reprises sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial de 2,8% à 3,2% grâce aux accords commerciaux qui ont débouché sur des droits de douane plus faibles qu’attendu en avril 2025, au cycle mondial d’assouplissement monétaire et aux investissements massifs dans l’intelligence artificielle.
La croissance du PIB mondial pourrait selon le FMI ralentir modérément à 3,1% en 2026. Il existe de nombreux soutiens budgétaires et monétaires à la croissance aux États-Unis avec la baisse des impôts et des taux, en Chine avec le plan quinquennal et en Europe avec les plans d’investissement vers les infrastructures et la défense.
L’inflation s’est stabilisée en 2025 autour de 2,0% en zone euro et de 3,0% aux États-Unis, après la forte baisse depuis les plus hauts de 2022. La désinflation est bien engagée mais pas terminée.
En 2026, l’inflation pourrait baisser à nouveau d’après les banques centrales vers 1,7% en zone euro et 2,4% aux États-Unis grâce à la modération des prix de l’énergie, des loyers, des médicaments et des salaires.
Les banques centrales ont continué en 2025 à baisser leurs taux directeurs à quatre reprises jusqu’en juin 2025 pour la banque centrale européenne (BCE) et à trois reprises à partir de septembre 2025 pour la Réserve fédérale américaine (FED) en raison de la dégradation du marché de l’emploi américain.
La FED pourrait à nouveau baisser ses taux directeurs en 2026 si le marché de l’emploi devait davantage se dégrader ; le consensus des analystes prévoit deux nouvelles baisses en 2026. La BCE maintient un ton dur, mais les conditions économiques pourraient lui permettre de baisser à nouveau ses taux directeurs en 2026.
La croissance des bénéfices des entreprises mondiales est de +9,7% en 2025 et devrait être d’environ +14,0% en 2026 d’après le consensus des analystes. Dans ce contexte, l'approche est de considérer qu'il y a des opportunités d’investissements :
A date, les obligations ont des rendements attractifs supérieurs au taux monétaire et au taux d’inflation, ce qui n’était pas le cas depuis 2020.
Dans ce contexte, nous identifions des opportunités d’investissement dans les obligations d’entreprises qui peuvent profiter d’un rendement élevé et d’un faible taux de défaut ainsi que dans les obligations américaines et émergentes qui ont des rendements potentiels plus élevés qu’en zone euro.
Dans un contexte où les incertitudes économiques, monétaires et géopolitiques sont nombreuses, notre approche est de bien diversifier son patrimoine entre les différentes classes d’actifs cotés et non cotés.
Nous rappelons donc que ces investissements peuvent varier tant à la baisse qu'à la hausse et qu'ils comportent certains risques, dont un risque de perte en capital partiel ou total. Plus le rendement est élevé, plus le risque de perte en capital l'est également. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.
Les données économiques sont sourcées auprès du FMI ou des instituts statistiques.
Les informations concernant la croissance des bénéfices, prévisions de baisse des taux sont sourcés sur consensus Refinitiv
Prévisions d’inflation : sites de la Banque Centrale Européenne et/ou de la Réserve fédérale des États-Unis