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Actualité des marchés

Flash du 17 mars 2020





Pourquoi les marchés financiers vont-ils rester volatils à court terme ? Quelle est leur psychologie actuelle ?

Les marchés actions restent volatils aujourd’hui après une nouvelle forte baisse hier de 12% aux Etats-Unis et de 5,5% en France. A Paris, l’Autorité des marchés financiers a interdit les ventes à découvert pour 24 heures sur 92 valeurs.

Les marchés financiers doivent faire face à une grande incertitude sur la durée et l’ampleur de la crise sanitaire et son impact sur l’économie et les entreprises. Dans ce contexte, le manque de visibilité sur l’avenir de l’économie inquiète les marchés qui craignent maintenant une récession économique de grande ampleur et de longue durée malgré les nouvelles mesures de soutien exceptionnelles.

La récession pourrait effectivement être violente car l’économie mondiale est actuellement fortement freinée mais elle devrait être aussi de courte durée et concentrée sur le premier semestre de l’année. Il pourrait suivre au deuxième semestre un retour à la normale progressif puis un fort rebond de l’activité avec le soutien des politiques monétaires et budgétaires.

Si ce scénario a une probabilité forte de se mettre en place, les marchés restent concentrés sur la phase de récession et les incertitudes autour de l’évolution de la crise sanitaire les empêchent de voir plus loin. Les marchés actions pourraient rester volatils avant d’avoir en vue un début de ralentissement de la propagation du Covid-19 qui devrait rassurer les investisseurs.



Où en est la progression de la pandémie ?

Il y a deux phases dans l’évolution de la crise sanitaire : une première phase de progression de la propagation du Covid-19 et une deuxième phase de stabilisation puis de reflux du nombre de contaminations au Covid-19. Les pays ne sont pas tous au même stade d’évolution.

La Chine, pays où la maladie est apparue, est déjà dans la deuxième phase de stabilisation puis de reflux : le pic de l’épidémie semble être passé ; le nombre de contaminations diminue ; les mesures d’urgence commencent à porter leurs fruits selon les informations publiques disponibles.

Les autres pays sont encore dans la première phase de progression du nombre de contaminations au Covid-19 ; la semaine dernière, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a qualifié la propagation du virus de pandémie et a déclaré l’Europe comme l’épicentre de la pandémie. Tous les pays prennent aujourd’hui des mesures d’urgence pour freiner cette propagation comme la quarantaine, le confinement, la fermeture des crêches / écoles / universités, des commerces non essentiels et des frontières, la limitation des déplacements au strict nécessaire…

La France a décrété le stade 3 de l’épidémie dont l’objectif est de freiner au maximum la circulation active de l’épidémie. En plus des premières mesures, les fermetures sont étendues aux commerces non essentiels et le confinement est « quasi-total », les sorties de la maison devant être limitées aux courses alimentaires ou de santé, aux trajets professionnels si le télétravail n’est pas possible et à un peu d’exercice physique.

Quel type de récession pourrait connaître l’économie mondiale ?

L’économie mondiale devrait connaître cette année deux phases bien distinctes. Ce qui a changé ces derniers jours concerne la première phase qui pourrait connaître une récession alors qu’il était évoqué il y a peu encore un fort ralentissement.

Une première phase de récession :

La récession pourrait être violente car l’économie mondiale est actuellement fortement freinée par la multiplication des mesures d’urgences prises partout dans le monde pour limiter la propagation du virus. De nombreuses entreprises vont se retrouver très fragilisées dans les secteurs du transport aérien, du tourisme, du commerce, de la restauration /hôtellerie / loisirs...

La récession pourrait être aussi de courte durée et concentrée sur le premier semestre de l’année. Elle devrait être temporaire parce qu’elle n’est pas liée à des déséquilibres profonds de l'économie mais plutôt à un choc totalement exogène et imprévu qui bloque l'économie mondiale.

C’est dans cette phase que les Etats et les banques centrales font leur maximum pour éviter toute crise de liquidité sur les marchés et pour prendre toutes les mesures nécessaires afin de soutenir les entreprises fragiles, sauvegarder l’emploi et éviter les dépôts de bilan.

En Chine, la récession est bien là avec une sévère contraction de 13.5% de la production industrielle en février et un net recul de 20.5% des ventes au détail pour la première fois depuis que ces données sont répertoriées.

Les économistes ont commencé à réviser leurs prévisons économiques. C’est au tour de Goldman Sachs d’abaisser sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis en rythme trimestriel de +0.7% à 0% pour le premier trimestre et de 0% à -0.5% pour le deuxième trimestre et a remonté sa prévision de croissance de 1% à 3% pour le troisième trimestre. Goldman Sachs table pour la Chine sur une contraction de 9% du PIB contre une croissance de 2,5% auparavant.

Le gouvernement français prévoit une baisse du PIB de 1% en 2020, « un chiffre provisoire » selon le ministre de l’économie contre une croissance de 1,3% auparavant.


Une deuxième phase de rebond

Après le pic de la propagation, il y aura un retour à la normale très progressif de l’activité comme on le voit actuellement en Chine depuis que le pays est entré dans la deuxième phase de l’épidémie.

L’économie mondiale pourrait ensuite connaître un fort rebond de l’activité d’autant plus que les banques centrales maintiendront leurs politiques monétaires très accommodantes et que les Etats auront mis en place des plans de relance de grande ampleur quand les ménages seront en mesure de revenir dans les commerces et que les entreprises seront en mesure de produire dans de bonnes conditions d’approvisionnement.

En quoi consistent les mesures politiques d’urgence ? Quelle efficacité peut-on en attendre ?

Les banques centrales et les gouvernements continuent à prendre des mesures d’urgence face au ralentissement très rapide de l’économie.


Les mesures d’urgence monétaire ont pour objectif d’éviter toute crise de liquidités et de financement.

  • La semaine dernière, la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre ont pris des mesures dans ce sens d’achats d’obligations supplémentaires sur le marché, d’opérations de refinancement à long terme (TLTRO) et de baisse des taux.
  • Réserve fédérale américaine :
    • La FED a baissé à nouveau le 15 mars ses taux directeurs de 1% entre 0% et 0.25% après la baisse de 0.5% du 3 mars.
    • Elle a relancé un programme d’achats de titres pour au moins 700 milliards de $ dont 500 milliards de $ de bons du trésor et 200 milliards de $ de prêts immobiliers titrisés après les injections la semaine dernière de liquidités supplémentaires sur le marché monétaire pour 1500 milliards de $.
    • Elle a annoncé une action coordonnée avec 5 autres banques centrales (la Banque Centrale Européenne, la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre, la Banque du Canada et la Banque Nationale Suisse) afin d’améliorer l’approvisionnement des marchés en liquidités libellées en $.


  • Banque Centrale de Chine :
    • Elle a annoncé ce lundi la baisse de 0.5% à 1% du ratio de réserves obligatoires des banques, instrument de politique monétaire privilégié par la banque centrale chinoise.
    • Concrètement cela doit permettre de libérer plus de 70 milliards d'€ pour soutenir l’économie.

Les mesures d’urgence budgétaire

  • La France a annoncé de nombreuses mesures d’urgence pour amortir le choc économique causé par la crise du coronavirus :
    • un plan d’aide aux entreprises et aux ménages de 45 milliards d’€: prêts de trésorerie avec la garantie publique de Bpifrance à hauteur de 90%, suspensions si nécessaire des échéances de prêts à partir du 16 mars, mesures de chômage partiel avec prise en charge financière par l’Etat, reports de charges financières, fiscales et sociales…
    • la garantie publique de 300 milliards d’€ sur tous les prêts pour les entreprises qui en ont besoin pour passer la crise.
    • la création d’un fonds de solidarité de 1 milliard d’€, pour commencer, à destination des entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) est inférieur à 1 million d’€ et en baisse d’au moins 70% entre mars 2019 et mars 2020 : l’Etat versera une indemnité mensuelle de 1500 euros, et plus en cas de besoin et de menace de faillite.
  • Les plans annoncés par les gouvernements sont de grande ampleur avec par exemple le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne qui viennent de lancer respectivement des plans de 30 milliards de £, 25 milliards d’€ et 12,8 milliards d'€ et portent le plus souvent sur des reports de cotisations et d’impôts, des mesures exceptionnelles de chômage partiel, des prêts de trésorerie à des conditions de garantie exceptionnelle, des suspensions de remboursements d’échéances de prêts …la liste n’est pas exhaustive et peut être complétée en fonction de l’évolution de la crise sanitaire.
  • L’Union Européenne a quant à elle créé la semaine dernière un fond de 37 milliards d’€ dans le cadre des mesures visant à limiter l’impact de la pandémie de coronavirus sur les économies des pays membres.
  • Les Etats-Unis ont décrété l’état d’urgence nationale ce qui permet à l’état fédéral de recourir à tous les pouvoirs. Le président a activé une loi de 1988, le « Stafford Act » qui permet à l’agence américaine de gestion des situations d’urgence (FEMA) d’aider les Etats et les collectivités locales en cas de catastrophe. C’est ainsi que l’état fédéral a débloqué 50 milliards de $ pour venir en aide aux PME les plus vulnérables et aux compagnies aériennes, d’étendre l’assurance-chômage aux plus démunis, de distribuer des repas…
  • Comment investir dans des marchés aussi volatils ?

    Milleis prodigue les recommandations suivantes :
    • Diversifier les allocations sur l’ensemble des classes d’actifs pour gérer la volatilité des marchés actions.
    • Respecter les allocations d’actifs correspondant à votre profil investisseur.
    • Faire un point avec votre banquier privé et votre expert sur l’évolution des marchés et de votre portefeuille même par téléphone dans la conjoncture actuelle.



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